Conférence-débat organisée par la ligue des droits de l'Homme de l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne sur la situation des jeunes Baha'is privés d'éducation en Iran .

Vous estimez que l’ampleur des atteintes aux droits des femmes dépasse largement l’affaire du mariage annulé pour cause de non-virginité de l’épouse. Pouvez-vous expliciter ?

C’était aux alentours de 1968, dans une petite ville du nord de l’Iran où mon père exerçait son métier de gynécologue. Sa clinique était aussi notre maison. A 14 ans, je regardais avec fascination les scènes qui se déroulaient en France : les jeunes dans la rue, les cris de liberté, les baisers et les étreintes au vu de tous. Ma tête n’était pleine que d’interrogations sur le monde et sur moi-même, que je découvrais dans ces moments de métamorphose corporelle. Confuse, je cherchais dans mon entourage les réponses à mes questions.